Qu’est-ce que le KYC ?

14 Juin 2021

 

Avec la digitalisation des services en ligne, les risques de fraude, d’usurpation d’identité ou de blanchiment d’argent grimpent en flèche. Aujourd’hui, certains secteurs, comme la finance ou la télécommunication, sont dans l’obligation légale de s’armer d’outils d’identification client afin de prévenir ces activités illégales. Découvrez dans cet article ce qu’est le KYC et comment cette solution débloque les entreprises de cette situation.

 

 

Pourquoi la vérification KYC est-elle importante ?

Un processus lié à des besoins réglementaires

Le KYC (Know Your Customer) – ou connaissance du client – est un processus d’identification de clients par une entreprise pour mieux sécuriser leurs données personnelles et prévenir toute action criminelle. Cette identification est possible grâce à des vérifications strictes de documents officiels d’identité, réduisant grandement les tentatives d’usurpation ou de fraude.

Les processus de KYC participent aujourd’hui à la sécurisation de plusieurs secteurs impliquant des échanges monétaires: finance, banque, fintech, jeux d’argent mais également télécommunications. C’est pourquoi le KYC joue un rôle majeur dans la directive AMLD, qui a pour but de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

 

La directive AMLD IV: Les régulateurs serrent les vis pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent

Le KYC est fortement lié aux lois anti-corruption et anti-blanchiment dans les banques et institutions financières, lois découlant de la directive européenne AMLD IV (Anti-Money Laundering Directive IV). Instaurée en 2017, la directive AMLD IV vise à prévenir l’usurpation d’identité, la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Pour ce faire, cette directive se concentre principalement sur:

  • L’augmentation de la vigilance à l’égard de la clientèle
  • Des exigences détaillées sur la collecte des données d’identification client lors des inscriptions
  • L’obligation de centraliser les informations clients et de les rendre accessibles aux autorités et aux services de renseignements financiers de l’UE
  • Et bien d’autres mesures encore

En respectant les mesures de la directive AMLD IV, les banques et institutions financières s’assurent de l’intégrité des données de leurs clients tout en luttant contre la corruption et le blanchiment d’argent.

 

 

Les enjeux du KYC pour les entreprises

Un processus de sécurité nécessaire en plein ère de la data

Avec l’ère de la data, les clients deviennent de plus en plus vigilants sur la sécurité de leurs données et de leur identité. Les régulateurs financiers s’inquiètent également face à des activités criminelles qui se multiplient et évoluent avec les avancées technologiques. Les entreprises ont donc tout intérêt à redoubler de prudence. Face à ces enjeux de sécurité, le KYC vient en aide aux entreprises pour renforcer la protection des clients et pour mieux prévenir les risques de fraude, de blanchiment d’argent ou de cybercriminalité.

 

Quels sont les secteurs concernés par le KYC ?

La banque et les institutions financières

Les processus de KYC sont principalement utilisés par les banques et les institutions financières. Ce sont des secteurs en pleine digitalisation qui demandent une attention particulière sur le contrôle de l’identité des clients et sur les échanges monétaires qu’ils réalisent.

De plus, les données échangées à distance ont plus de risques de fuiter et de tomber entre de mauvaises mains. Le KYC vient simplifier et renforcer la sécurité des échanges de données lors des procédures administratives (en physique comme en digital) en permettant l’envoi et la vérification rapide des documents d’identité.

 

La fintech

Le secteur de la fintech (contraction de finance & technologie) est jeune et en pleine croissance. De nombreuses sociétés comme N26, Revolut ou Lydia proposent des services novateurs et adaptés aux besoins d’instantanéité des clients: transferts d’argent instantané, gestion des épargnes en ligne ou encore agrégation de comptes bancaires.

Proposant majoritairement des services digitaux, les risques d’usurpation d’identité ou de falsification de documents sont accrus. C’est pour cette raison que les fintechs n’échappent pas à la directive AMLD IV et doivent impérativement identifier leurs clients depuis leurs plateformes.

 

La télécommunication

Le secteur de la télécommunication est porté par l’innovation, et la transformation digitale devient son nouveau fer de lance. Aujourd’hui, les clients ont besoin de souscrire à des abonnements rapidement, que ce soit en boutique physique ou en ligne. Le KYC permettrait alors de simplifier les procédures administratives lors des inscriptions et ainsi rendre le parcours plus fluide.

Les cartes SIM échangent de nombreuses données personnelles au quotidien: voix, SMS, images, vidéos et données internet. À cause de cela, le secteur de la télécommunication est la cible de fraudes et de cybercriminalité. Cette industrie, aussi massive que celle de la finance, a alors besoin d’une sécurité renforcée sur la protection des données clients. L’adoption du KYC par Orange Belgium est un parfait cas d’école prouvant l’efficacité de l’identification client dans ce secteur, nous y reviendront juste après.

 

Les jeux d’argent en ligne

Les jeux d’argent en ligne se sont largement diffusés depuis la dernière décennie. Paris sportifs, parties de poker ou encore casino en ligne, les jeux digitalisés sont divers et variés. Les blanchiments d’argent, les fraudes et les usurpations d’identité ont alors grimpé en flèche. Malgré des régulations strictes sur cette industrie, les plateformes ont tout de même besoin de renforcer la sécurité de leurs joueurs. La mise en place d’une solution KYC permettrait alors de s’assurer régulièrement de l’identité d’un joueur, de son âge et de son intégrité lors des jeux.

 

 

Quels sont les documents valides à la vérification KYC ?

Pour vérifier et valider l’identité des clients, les entreprises doivent typiquement leur demander de renseigner plusieurs documents lors des inscriptions. Les techniques de vérification mises en place peuvent être plus ou moins simples en fonction des besoins de chaque entreprise et des services qu’elles proposent. 

Quelque soit le besoin, les documents fournis doivent être officiels et valides pour prévenir les tentatives d’usurpation. Voici une liste non exhaustive de méthodes d’identification KYC utilisées aujourd’hui.

 

L’envoi de documents d’identité et d’une photo

Les documents les plus sûrs, et systématiquement demandés, sont les documents officiels d’identification tels que la Carte Nationale d’Identité (en France) ou le Passeport. Les entreprises peuvent simplement demander à leurs clients d’envoyer une copie de ces documents avec une photographie par courrier (papier ou électronique) pour procéder à la vérification.

 

La preuve de domiciliation

Certaines entreprises demandent de fournir un document officiel d’identification avec une preuve de domiciliation pour s’assurer doublement de l’identité de leur clientèle. Un justificatif de domicile comme une facture permet alors de faire cette double vérification lors du processus KYC.

 

La vérification en ligne

Avec la digitalisation des services, les clients sont de plus en plus amenés à s’inscrire en ligne. Pour répondre aux besoins de simplicité et d’instantanéité dans le digital, des systèmes de reconnaissance faciale prennent place lors des processus de KYC. Ainsi, le client peut prendre un selfie depuis une plateforme spécifique qui comparera ce selfie et une pièce d’identité, avant validation ou refus.

Toutes les entreprises ne peuvent pas s’offrir une telle technologie, c’est pourquoi certaines mettent en relation le client avec un interlocuteur qui vérifiera en direct les pièces d’identité.

Famoco FP201 used for facial recognition - KYC

 

Identification biométrique

Une majorité des pièces d’identité officielles ont une puce électronique stockant les empreintes digitales du détenteur. Les entreprises ayant besoin d’une sécurisation supérieure peuvent mettre en place l’identification biométrique lors d’un processus KYC. Grâce à cela, la biométrie permet d’avoir une preuve solide sur l’identité d’un client lors d’un contrôle.

L’identification biométrique est une technologie qui commence à largement se diffuser dans le secteur de la télécommunication en Afrique. Les processus mis en place par les opérateurs Vodacom, Tigo et Airtel en Tanzanie sont de parfaits exemples de réussite.

 

 

Success story: l’identification des possesseurs de carte SIM en Tanzanie avec la biométrie

En 2018, près de 48 millions de cartes SIM étaient en activité sur le territoire tanzanien, pour une population de 58 millions sur cette période. Le gouvernement a affirmé qu’un grand nombre de ces cartes SIM étaient reliées à des activités criminelles telles que des vols ou de la fraude. Pour lutter contre cela, le TCRA (l’Autorité de Régulation des Communications de Tanzanie) a affirmé qu’il était urgent de renforcer la sécurité sur le processus d’acquisition d’une carte SIM pour protéger les Tanzaniens.

Pour ce faire, le TCRA a mis en place une régulation avec le NIDA (l’Autorité Nationale d’Identification) obligeant les opérateurs téléphoniques à identifier tous leurs clients avec la biométrie et les associer à une carte SIM avant Janvier 2020. Toutes cartes SIM n’étant pas identifiées et associées à un client avant cette date seraient désactivées instantanément.

 

Les opérateurs Vodacom, Tigo et Airtel ont su relever ce défi en adoptant les terminaux biométriques Famoco FP201. Suite à un déploiement de 30 000 terminaux sur le pays en moins de deux mois, il a fallu seulement six mois pour que les trois opérateurs puissent identifier pas moins de 40 millions de Tanzaniens. Lisez cet article pour en apprendre davantage sur les défis que Vodacom a rencontrés durant le déploiement de ce processus KYC. 

Tigo agent, phone operator, using Famoco FP201 biometric device with a client - KYC

 

 

Success story: identification des clients Orange Belgium

En Décembre 2016, le gouvernement belge a fait passer une législation sur l’identification des possesseurs de carte SIM par les opérateurs téléphoniques. Cette législation a mis en défi l’opérateur Orange qui a dû identifier plus de 3,5 millions de cartes SIM sur un réseau de boutiques très fragmenté.

Pour répondre au mieux à cette problématique, Orange a collaboré avec Famoco sur le déploiement de terminaux FX100 sur tous les points de vente belges. La combinaison du FX100 à une application KYC a permis d’identifier les clients en moins de 30 secondes.

La mise en place de ce processus KYC a été une réussite pour Orange car, suite à un déploiement en moins de 4 mois sur 1700 boutiques, 95% des cartes SIM présentes en Belgique ont été identifiées.

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